Aujourd’hui, l’Ordre des Canardiers pleure plus qu’un ami : un membre de leur famille ; durant plus de 35 ans, Gérard a été l’un de nos Maîtres Canardiers des plus engagé en devenant Vice-Président en 1994 ; nous savions que nous pouvions toujours compter sur lui. Lorsque qu’une difficulté apparaissait sa réponse était « ne t’inquiète pas, on va s’arranger ». Avec beaucoup d’humanisme, de générosité et un sens aigu de l’hospitalité, Gérard répondait présent dès lors qu’il le pouvait. Pour lui, ainsi que Betty, les Canardiers étaient une part de leur vie. Nous garderons en mémoire nos réunions au restaurant Le Rouennais, où nous étions accueillis avec beaucoup de cœur.
C’est avec un grand enthousiasme qu’il faisait partager sa connaissance sur la recette de notre Canard à la Rouennaise, que ce soit auprès du grand public, auprès des jeunes professionnels des établissements de formation ou au sein de son entreprise. Son investissement auprès des Canardiers l’amenait aussi à participer à un grand nombre de nos activités. Il répondait présent pour se déplacer lors de démonstrations comme celles organisées au Salon de l’Agriculture à Paris, mais aussi bien d’autres au niveau local. Je me rappelle qu’un samedi soir, il avait fait un aller/retour dans l’Oise, uniquement pour effectuer une démonstration. Dans les établissements de formation, Gérard était impliqué dans l’organisation des concours comme la Coupe Canardiers. De même, il était très heureux que d’autres restaurants français ou étrangers mettent notre recette à leur carte. Ainsi c’est avec beaucoup de plaisir qu’il était allé avec Betty et d’autres membres de l’Ordre, à Narbonne aux Grands Buffets pour la remise des insignes de Canardier au propriétaire ainsi qu’au Chef. Gérard était aussi de nos rencontres avec les Maîtres Canardiers à l’étranger lorsque ses responsabilités de chef d’entreprise lui en laissaient la possibilité : la Floride, avec notre ancien Président à l’occasion de l’installation de notre Consulat, le Canada où nous étions partis à 8 pour un voyage inoubliable à Montréal et à Québec. Nous n‘avons pu que regretter que sa santé ne lui ait pas permis de nous accompagner vers d’autres destinations comme Chicago.
Même très affaibli, il aura tout fait pour être avec nous le plus longtemps possible, encore présent fin janvier lors de notre cérémonie de vœux ainsi qu’à notre réunion de bureau.
Le départ de Gérard va nous laisser orphelins du grand professionnel qu’il était. Mais ayant su s’entourer d’une équipe de Maîtres Canardiers ayant le même sens du service et du dévouement, nul doute que cet état d’esprit ne s’éteindra pas ; son étoile brillera toujours au-dessus de nous.